Et si on préparait votre retraite ?

Quand on pense à la retraite, l’avenir n’est pas tout rose. En effet 80% des actifs estiment que leurs futures pensions ne vont pas leur permettre de « vivre correctement ». Sans évoquer l’âge du départ à la retraite qui ne cesse de reculer…
Pour pallier à notre régime de retraite, un quart de l’épargne des français en 2015 est consacré à la retraite. Est-ce suffisant ? En 1960 on comptait 4,7 cotisants pour un retraité contre 1,35 en 2060. Les actifs ne sont plus assez nombreux pour financer les retraites.
Du côté des pensions, on estime qu’en 2025, le montant de la pension de retraite correspondra à 50% du montant du dernier salaire perçu contre 60% en 2006.
Il est temps de mettre en place des solutions.

etude retraite 2060

L’immobilier : une première pierre à l’édifice

Face au manque à gagner après la vie active le premier moyen pour compenser cette perte de revenus est de réduire le premier poste de dépense : les loyers. Ils accaparent en moyenne 30% du budget des familles et peuvent même atteindre 50% en Ile-de-France.
La solution : devenir propriétaire de sa résidence principale.
En achetant un logement vers 35-40 ans avec un emprunt sur 20 ans, il n’y a plus de mensualités de remboursement de crédit immobilier passé 60 ans.
Vous êtes déjà propriétaire de votre résidence principale ? Il peut alors être envisagé de se lancer dans l’immobilier locatif. Les loyers perçus pouvant servir d’abord à rembourser les mensualités de prêt, puis une fois le crédit honoré, à constituer un complément de revenus à la retraite. Voire permettre de défiscaliser si le projet est associé à un dispositif PINEL, par exemple.
Il ne faut cependant pas considérer l’immobilier locatif comme une solution ultime. En effet, il ne faut pas oublier que toute location d’immeuble entraine des éventuels frais avec son lot d’impayés de loyer, de charges de copropriété, de taxe foncière, d’impôsition sur les revenus fonciers et de travaux de remise en état.

L’assurance vie : une solution efficace

En dehors de la possibilité d’épargner et de transmettre, l’assurance vie constitue une autre solution à la préparation de la retraite.
L’assurance vie n’étant pas plafonnée, on peut y placer des sommes élevées perçues à l’occasion d’une vente immobilière, d’un héritage ou du versement d’indemnités de départ à la retraite.
D’un point de vue fiscal, la détention du contrat pendant plus de 8 ans, permet un abattement fiscal annuel qui s’applique sur les intérêts et plus-values, en cas de retrait : 4 600 euros pour les personnes seules et 9 200 euros pour les couples déclarant leurs revenus en commun. Cette longue détention permet également pour la déclaration des gains audelà de l’abattement, d’opter pour un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5%, au lieu de l’Impôt sur le Revenu. Cette option étant particulièrement avantageuse pour les contribuables imposés.
De plus, en matière de solution retraite, le contrat d’assurance-vie ouvre la possibilité de programmer des rachats partiels automatiques, à compter par exemple du départ à la retraite. Ainsi l’assuré peut recevoir une somme définie à l’avance et versée à intervalles réguliers. Le second avantage étant que le reliquat des fonds placés continu de fructifier.

L’épargne retraite : des produits viagers et défiscalisés

Pour les salariés et les indépendants, il existe également des produits d’épargne spécifiquement dédié à la constitution d’une épargne retraite personnelle : le Plan d’Epargne Retraite Populaire (PERP) et les contrats retraite dits « Madelin ».
Ces deux types de contrats proposent le versement d’une rente, à compter du départ à la retraite. Opter pour une rente viagère, c’est la garantie de percevoir des revenus complémentaires et réguliers jusqu’au décès du bénéficiaire. Pour préserver le niveau de revenu de son conjoint suite au décès du bénéficiaire, il est possible d’opter pour une rente viagère avec réversion. La rente continuera alors d’être versée, en totalité ou en partie au conjoint survivant.
Contrairement à l’assurance-vie, les primes versées sur un contrat d’épargne retraite sont déductibles en partie des revenus imposables selon un plafond calculé annuellement pour chaque contribuable.
L’épargne demeure bloquée jusqu’au départ à la retraite sauf en cas d’accident de la vie (décès, invalidité, surendettement, chômage …). A noter, les rentes perçues sont soumises à l’impôt sur le revenu, dans la catégorie «pensions et rente viagères» et aux contributions sociales.
Certaines entreprises mettent également des solutions pour leurs collaborateurs. En effet, certains salariés ont la possibilité de compléter leur retraite avec un Plan d’Epargne pour la Retraite Collectif (PERCO).
Pour conclure, il est désormais indispensable, face à la situation actuelle de compenser la perte de revenus suite au départ à la retraite. Plusieurs solutions existent, chacune ayant ses particularités. Pour une analyse complète et la mise en place de solution, n’hésitez pas à nous contacter.

Comparatif madelin perp

Cet article a été publié dans notre newsletter trimestrielle « Lettre du Patrimoine ».
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